Un jour on l’aura, ce site. Un jour on l’aura, cette foule

by Romain on October 6, 2009 -- Divers

Le CIS Blog a rédigé un très bon article dimanche, peignant un portrait pas très flatteur du site web du SIC. Un site toujours et encore en construction. L’essence de l’article était de répondre à un journaliste de Sun Media, Steve Simmons, qui avait avancé les mots doux qui suivent: « It’s halfway through the CIS football season and its website still isn’t operating. And you wonder why people don’t go to the games? »

En deux temps, Neate Sager, l’auteur du CIS Blog, explique d’abord à quel point le site du SIC est bel et bien en retard, très en retard en matière de mises à jour, de design, etc., et qu’une amélioration à ce niveau là aiderait clairement à attirer et des gens, et des médias. Par contre, il termine en montant en dérision les propos de Simmons comme quoi personne ne vient au match. Les chiffres sont là pour prouver le contraire: des milliers de personnes à Laurier, Western, Montréal et j’en passe.

D’accord, le site est amateur. Et d’accord, il y a quelques stades qui sont plein à craquer. Mais j’ai bien dit quelques. Ça ne fait que quelques équipes parmi une cinquantaine au Canada. D’un point de vue général, on ne peut que s’entendre avec Simmons. Comment le SIC peut attirer des gens et surtout, des médias, s’il n’est pas capable d’en faire la promotion, une promotion qui passe d’abord et avant tout par un site professionnel. Et surtout à jour.

Combien de fois vous a-t-on raconté les mésaventures qu’on a eues avec ce site? D’autant plus que dans le merveilleux domaine du sport, ce dont nous, journalistes, raffolons, ce sont des statistiques. Et bah quand elles ne sont pas à jour, je peux vous dire que c’est… énervant.

Le peu d’universités qui arrivent à faire converger des milliers de partisans dans leurs gradins sont celles qui ont elles-mêmes développé une promotion (et un site) efficace sur leurs campus et aux environs. À mon avis.

Si on se concentre sur l’Université d’Ottawa, peu de gens peuvent contredire les propos de Simmons. Le site du SIC est nul et les stades sont vides. Le parallèle semble facile. Néanmoins, un lien direct et conséquent ne peut pas se faire entre avoir un site web professionnel et du monde dans les estrades, et c’est peut-être là le seul bémol à ses propos.

Au niveau universitaire, il faut d’abord et avant tout que ça passe par des campagnes de marketing et de publicité effectuées par les campus eux-mêmes. Comme je viens de l’écrire quelques lignes plus haut.

Ça, c’est la première étape. Les universités doivent remplir un peu plus les gradins et les médias, puis d’autre gens, verront qu’il y a un véritable engouement pour ces sports. Sinon, pourquoi les médias convergeraient vers des sports où il y a personne? Et puis, presque par définition, ils ne convergent pas vers des sports que personne ne va voir. Malheureusement.

Mais si, si l’instance nationale responsable du sport universitaire se donne une allure plus professionnelle et les campus s’activent, il va y avoir une meilleure couverture des matchs. Et bienvenue dans un cercle vertueux.

Le Service des sports de l’Université d’Ottawa (SDS) a lancé son nouveau site web pas plus tard que l’an dernier, et la promotion commence à se faire, lentement mais surement. Par contre tant que les gradins ne seront pas plus remplis, on continuera de dire que cette promotion est insuffisante. Ça, c’est parce qu’on aime critiquer.

Il ne faut rien enlever néanmoins aux efforts du SDS. Dans cet effort commercial, le SDS a vu deux des posters affichés sur le campus et faisant la promotion des Gee-Gees vandalisés. Du coup, ces élans sont freinés et on a appuyé sur le bouton pause du côté de l’Université. Au moins, la volonté d’attirer du monde est là, et c’est l’essentiel. Un coup de pouce d’un SIC plus professionnel, il va sans dire, ne pourrait qu’être bénéfique.

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